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Témoignage de Nicolas Bahout (Ovni 9) : l’obtention du label DigitalPlace Croissance
– Qui êtes-vous ? Pouvez-vous nous présenter Ovni 9 ?
– Je suis un jeune créateur d’entreprise issu du secteur spatial. J’ai fait mes études supérieures à l’ ENSEEIHT puis j’ai travaillé 5 ans à Astrium en tant qu’ingénieur sur des logiciels de vol et de mise en orbite des satellites. Spécialiste de l’intelligence artificielle, j’ai décidé de monter ma startup pour transposer cette compétence dans les technologies du web.
J’ai ainsi créé Ovni9, un moteur de recommandation qui analyse le comportement de l’internaute afin de déterminer ce qu’il veut, ce qu’il désire acheter. Ce moteur de recommandation s’adresse à deux cibles : les sites d’e-commerce et les sites de contenus.
Lorsque l’internaute se trouve sur un site d’e-commerce, des suggestions d’achat vont lui être proposées. Ces suggestions sont personnalisées : le moteur de recommandation analyse selon la navigation de l’internaute, ses préférences en terme de goût : conformité, originalité face à la mode, couleurs préférées… Le moteur fonctionne grâce à des algorithmes d’apprentissage. Les recommandations diffèrent pour chaque internaute, et s’actualisent en temps réel.
Notre moteur de recommandation fonctionne aujourd’hui sur 41 sites. Parmi les sites de contenus, nous avons comme client Paperblog, qui fait partie des 300 sites les plus visités en France.
– Pourquoi avoir postulé au label DigitalPlace Croissance ?
Au-delà du résultat, ce fut d’abord l’occasion de rencontrer des chefs d’entreprises expérimentés et qui appartiennent au monde des TIC. Le fait d’être jugé par des « pairs » est une particularité créatrice de valeur pour moi. Généralement, lorsque l’on va voir des investisseurs, on n’a pas de retour de chefs d’entreprises. En passant ce label, j’ai pu échanger avec des gens du métier et progresser. J’ai de plus gardé d’excellentes relations avec les membres du jury, relations qui me serviront sûrement dans le futur. Sans DigitalPlace, je n’aurais jamais fait ces rencontres. Passer devant le jury m’a permis d’obtenir un éclairage sur ma problématique et sur mon métier. Ce retour est essentiel : avec des investisseurs classiques point d’éclairage dans ce domaine.
Enfin, obtenir le label est je pense un gage de confiance pour les investisseurs qui n’ont pas l’expertise métier de DigitalPlace, ce qui devrait m’aider lors de prochaines levées de fonds.
– Qu’avez-vous pensé des ateliers de formation mis en place par DigitalPlace ?
– Les ateliers m’ont permis de réfléchir sur le projet en lui-même et l’ont fait évoluer dans le bon sens. J’ai pris conscience de certains paramètres ignorés auparavant. Ces ateliers m’ont permis d’avoir un retour métier de la part de personnes d’expériences et de ne pas commettre des erreurs évitables. Par exemple, j’étais victime de la « malédiction du savoir » : certaines choses que je présentais dans mon Business Plan m’apparaissaient comme évidentes, alors que c’était loin d’être le cas pour la plupart de mes interlocuteurs.
Grace à ces ateliers, j’ai pu rencontrer d’autres créateurs d’entreprises comme Olivier Nicolas d’E-citiz ou Guillaume Lemoine de Phonitive : cela m’a donné des éléments de comparaison et nos discussions à bâtons rompus m’ont servi.
Enfin et cela va dans le sens de ce que j’exprimais précédemment, je suis toujours en relation avec certains membres du jury dans le cadre d’un « parrainage informel ».

